Le calibre (ou module 31381) 59, du combinat « Integral » de Minsk, apparaît à la toute fin des années 1980, dans un contexte très particulier : l’URSS est en retard face au Japon sur le quartz, Casio, Seiko et Citizen dominent déjà l’analogique-digital. Les ingénieurs soviétiques veulent prouver qu’ils peuvent faire un système intégré, pas juste copier.
Le mouvement 59 est donc pensé comme un seul cerveau électronique qui pilote à la fois l’affichage numérique et les aiguilles C’est ça la grande différence avec beaucoup d’ana-digi occidentales de l’époque.
Dans la plupart des montres hybrides mondiales de l’époque (comme les Casio), la partie à aiguilles et la partie numérique étaient deux systèmes séparés mis dans la même montre.
Sur le module 59, tout est lié à une seule et unique puce informatique. Le mouvement des aiguilles n’est pas mécanique classique, il est dicté par un petit moteur pas à pas électrique contrôlé par la puce. Lorsque vous changez l’heure numérique sur l’écran LCD, la puce calcule l’écart et envoie des impulsions rapides au moteur. Les aiguilles tournent alors d’elles-mêmes à toute vitesse pour « rattraper » l’écran. C’est cette fonction qui semble défaillante sur ma montre mais sans doute existe t’il un réglage que j’ignore à ce stade.
Principe : Un module quartz unique
Le quartz génère la référence de temps. Cette référence alimente l’affichage LCD et commande un moteur pas-à-pas pour les aiguilles.
Analogique et numérique sont synchronisés par construction, pas par réglage séparé. Conséquences pratiques, quand on règle l’heure via les boutons digitaux, les aiguilles bougent toutes seules pour se mettre à l’heure
À l’époque, c’est très moderne, et même un peu audacieux pour l’industrie soviétique.
Le module fonctionne avec une pile bouton standard (SR41).
Les différents affichages de l’écran LCD :
Affichage de l’heure :

Affichage de la date : ici samedi 3 octobre

Affichage du chrono :

Affichage de l’alarme :

Affichage du compte à rebours, ici réglé sur 10mn :
