
Montre éléctro-mécanique produite par la 2e Fabrique de Montres de Moscou.
Marque: Elektritcheskie (« électrique »)
Modèle: 114-ЧН
Mécanisme est le 2636.
Ce type montres a été produit de 1961 à 1963. Le design du cadran de ce modèle correspond à la production de la période 1962-63, cet exemplaire particulier ayant été produit en 1962.
La production de ce modèle (et d’un modèle similaire, au boîtier différent, référencé 112-ЧН), a cessé au profit de la Slava « Transistor », puis des calibres à quartz.
Ces montres électriques soviétiques Slava, d’une rareté absolue, ont été produites en petites séries entre 1962 et 1964. L’une des raisons de l’arrêt de leur production était l’indisponibilité des piles de rechange pour ces montres en Union Soviétique, ce qui a entraîné des pénuries. Elles finissaient souvent entre les mains d’horlogers réparateurs qui se débarrassaient de ces mouvements électriques déjà rares pour les remplacer par des mouvements mécaniques (par exemple, le calibre Poljot 2409). Le nombre total de ces montres était d’environ 9 000 exemplaires ou moins, et seules quelques-unes ont survécu jusqu’à aujourd’hui en bon état esthétique ou de fonctionnement.
Une autre raison pour laquelle ces montres ne sont pas devenues un modèle standard en Union Soviétique réside dans la conception même du mouvement : les contacts menant directement au spiral du balancier cassaient souvent à cause des frictions. Avec seulement une poignée de spécialistes capables de réparer de telles montres dans les années 1960, leur production a été rapidement abandonnée.


Dans un article de 1962:

Traduction: MONTRES SANS REMONTOIR
Aux horloges électriques, nous nous sommes habitués. Nous les voyons dans les rues et dans le métro, dans les ateliers des usines et des fabriques, dans les bureaux des institutions.
Mais voilà que sur le petit cadran de nouvelles montres-bracelets, créées par la Deuxième usine de montres de Moscou, se trouve l’inscription : Électrique.
La source d’énergie est ici une minuscule pile électrique d’une tension de 1,5 volt. Elle est si petite qu’elle se loge librement à l’intérieur du boîtier de la montre.
Il n’est pas nécessaire de les remonter. La pile fournit de l’énergie au mécanisme pendant une année entière. Et la couronne est nécessaire seulement pour arrêter la montre ou pour déplacer les aiguilles. La production de piles a été organisée en quantité suffisante, et elles commenceront à arriver dans les ateliers d’horlogerie.
Les montres-bracelets électriques sont plus précises que les mécaniques.
Un lot pilote est déjà entré en vente.
Bientôt, l’usine commencera la fabrication en série.
A. KHALILOV
Un autre exemplaire du même modèle:


